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Le Plan de sécurité et de bien-être des CUPR prêt à être mise en œuvre

La santé mentale, la pénurie de main-d'œuvre et le logement sont tous des enjeux préoccupants pour la société canadienne en ce moment. En Ontario, la province a obligé en 2019 aux municipalités d’établir un plan de sécurité et de bien-être pour régler certains fléaux dans la communauté. Après trois ans de planification, les nombreux partenaires de cette offensive sont maintenant prêts à passer à l’action.

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Charles Fontaine

IJL – Réseau.Presse –Le Droit


Pour faciliter le processus, les Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) ont décidé d’établir un plan réunissant toutes les municipalités, au lieu de présenter huit plans séparés. Ce plan, chapeauté par Centraide Est de l’Ontario, se concentre sur six aspects: santé mentale et toxicomanie, santé et bien-être, revenu et emploi, logement, violence contre la personne et enfin le transport.


Le but est d’améliorer la situation de chacun de ces enjeux dans Prescott-Russell. Chaque enjeu est attaqué par des partenaires en particulier. Par exemple, le revenu et l’emploi est chapeauté par le Centre de service à l’emploi de Prescott-Russell. Des partenaires peuvent aussi interférer dans plusieurs thèmes. Par exemple, Valoris, qui accompagne les gens dans leur épanouissement personnel et social, peut agir au niveau de la violence et de la santé mentale.


La dernière année a servi à structurer ce plan pour s’assurer que tous les partenaires aient une ligne directrice. «Il a fallu qu’on ait des discussions et qu’on trouve une façon de les impliquer au bon endroit, au bon moment», mentionne la directrice régionale de Centraide, Audray Lizotte.


Défis de 2023


Le monde a bien changé depuis le début de l’élaboration de ce plan en 2019. Les intervenants devront alors débuter leur travail en regardant si les objectifs s’alignent avec la réalité d’aujourd’hui. «La situation s’est aggravée. On est en post-pandémie, il y a l’inflation, un problème de main-d'œuvre, les gens sont épuisés, c’est difficile de trouver des volontaires. [...] Il va assurément avoir des embûches et des défis pour mettre en place les recommandations», souligne Mme Lizotte.


Ensuite, la mise en œuvre du plan débutera, petit à petit. «Ça va prendre un certain nombre d'années. Mais déjà que la structure soit établie et que les partenaires soient à la table, c'est un bon pas», affirme la directrice.


À l’échelle du pays, le manque de logement et de main-d'œuvre est un problème récurrent dans la dernière année. Il ne fait pas exception dans les CUPR et Centraide a besoin de l’aide du gouvernement pour réaliser certains objectifs. «On veut accroître le bassin de travailleurs, mais en même temps, il y a un problème de logement. Alors le comité d’emploi doit être attaché au comité de logement, explique Audray Lizotte. [...] On a absolument besoin d’aide gouvernementale. À Centraide, on a le rôle de plaidoyer, on est la voix de la communauté au gouvernement.»


Elle invite également le public à faire entendre ses préoccupations, soit en contactant Centraide ou les partenaires du plan.



Photos

Audray Lizotte, directrice de Centraide Est de l’Ontario (Courtoisie)

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